Fausse plaque, excès de vitesse : la vengeance atypique d’un garagiste

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Un garagiste a été jugé au tribunal correctionnel pour avoir, par vengeance, usurpé la plaque d’immatriculation de son voisin et être volontairement passé en excès de vitesse devant un radar afin que sa victime écope d’un PV.

 

Un excès de vitesse punitif

La banale querelle de voisinage aura pris une tournure judiciaire. Au mois de novembre 2018, un habitant de Gabarret (Landes), garagiste de profession, est passé en vitesse excessive devant un radar avec une voiture sur laquelle il avait installé la plaque minéralogique de son voisin, dont il souhaitait se venger.

 

Un garagiste en situation délictuelle

C’est en recevant le procès-verbal que la victime a compris qu’il y avait un problème. Le PV mentionne une vitesse de 82 km/h au lieu de 50, mesurée sur une portion de route dont le destinataire du procès-verbal était absent au moment des faits. Il demande alors à consulter la photo prise par le radar. Sur le cliché, reçu quelques jours plus tard, il constate que c’est bien le même modèle de voiture que la sienne, une Citroën C15, et la même plaque d’immatriculation. Le conducteur est invisible sur la photo mais la victime reconnaît quand même un homme sur la place passager. Alertés, les gendarmes remontent rapidement la piste. C’est le voisin, garagiste de métier, qui avait fabriqué une fausse plaque qu’il avait ensuite posée sur un véhicule de même modèle. Une querelle avait auparavant éclaté entre les deux hommes.

 

L’auteur des faits comparaissait pour usurpation de plaque d’immatriculation. C’est un délit qui peut conduire à une amende de 30 000 euros et à une peine d’emprisonnement de 7 ans.

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