La Sécurité Routière réclame des sanctions plus lourdes pour le téléphone au volant

À la suite d’une enquête menée par l’association Prévention Routière, la Sécurité Routière a demandé des sanctions plus lourdes à l’encontre des conducteurs qui téléphonent au volant.

En mai 2017, une étude accablante est venue montrée que de nombreux conducteurs français continent de téléphoner au volant de leur voiture en tenant l’appareil à la main. Pour enrayer ce phénomène, la Sécurité Routière prône des sanctions plus sévères.

 

Ce que révèle l’étude de Prévention Routière sur l’usage du téléphone au volant

L’usage du téléphone au volant dans nos villes : tel a été baptisé l’enquête d’observation de l’association Prévention Routière menée de janvier à mars 2017 et en libre accès sur leur site internet. Au final, ce sont quelques 20 575 véhicules qui ont été observés dans près de 80 communes pendant plus de 290 heures. Voici ses principaux enseignements :

  • 7 % des conducteurs observés téléphonent au volant sans kit mains libres
  • 13 % le font pendant les bouchons ou aux feux rouges
  • 59 % des automobilistes utilisent leur smartphone en conduisant
  • parmi ceux-là, 39,2 % font usage de leur smartphone pour téléphoner en le tenant par la main
  • 29,8 % tapent du texte : SMS, internet…
  • 10,7 % communiquent avec un casque ou une oreillette
  • 10,6 % communiquent en mode mains libres
  • 9,6 % consultent leur messagerie ou leur répertoire

 

Ce que dit le Code de la route à l’heure actuelle au sujet du téléphone au volant

Fortement relayée par les médias, l’étude a poussé la Sécurité Routière à réclamer des sanctions plus lourdes pour les contrevenants. Amende de classe supérieure, nombre de points retirés accru : toutes les pistes sont évoquées. Le cabinet Dehan & Schinazi Avocats vous rappelle qu’à l’heure actuelle, l’article R412-6-1 du Code de la route précise :

 

L’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation est interdit. Est également interdit le port à l’oreille, par le conducteur d’un véhicule en circulation, de tout dispositif susceptible d’émettre du son, à l’exception des appareils électroniques correcteurs de surdité.

 

Le non-respect de ces règles expose le contrevenant :

  • au retrait de 3 points sur son permis de conduire
  • à une amende de 4ème classe : 135 € en forfaitaire, 90 € en minorée et 375 € en majorée

 

Pour en savoir plus sur le sujet, nous vous invitons à consulter la page de notre site Téléphone au volant : ce que dit la loi rédigée par nos avocats.

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